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ASNIERES dans le collimateur du POINT ?
Les mêmes noms reviennent : Zemouri et Béglé, le directeur-adjoint de la rédaction.

Les mêmes noms reviennent : Zemouri et Béglé, le directeur-adjoint de la rédaction.

Les observateurs de la vie politique asniéroise auront remarqué un fait troublant : depuis trois ans toutes les campagnes contre Sébastien Pietrasanta (ancien maire et actuel député PS) et son équipe émanent d'un seul journal et d'une poignée d'hommes. Enquête sur les dessous d'un système bien rôdé.

Jérome Béglé, Aziz Zemouri, des noms qui ne disent rien à la plupart des Asniérois... mais que connait bien Manuel Aeschlimann, le maire UMP d'Asnières. Car ils sont de précieux alliés au coeur d'un journal qui relaie (ou même lance) les polémiques à répétition qui émaillent la vie politique locale. Béglé et Zemouri sont en réalité loin d'être des inconnus dans le monde des médias (Zemouri a été dénoncé comme étant au coeur d'une affaire de plagiat) et les commentaires de leurs collègues sur leur "déontologie" bien particulière sont plutôt révélateurs.

Scandales à répétition

Régulièrement, les citoyens entendent parler de "scandales" divers, sans toujours bien en comprendre les tenants et aboutissants. Forte est la tentation de rejeter tous les protagonistes dos à dos sans regarder dans le détail. Depuis l'arrivée de M.Aeschlimann dans la vie politique, il y a une quinzaine d'années, la ville est en effet connue pour ses "affaires". Si certaines sont réelles (par exemple les lourdes condamnations de M.Aeschlimann pour favoritisme ou encore l'affaire du MCI islamiste qui éclabousse la mairie actuellement) bon nombre de rumeurs ou de polémiques s'avèrent être montées de toutes pièces. Notre blog recense ces manipulations qui sont l'oeuvre, à chaque fois ou presque, de l'équipe de Manuel Aeschlimann.

Ce dernier, battu par Pietrasanta en 2008 et 2012, n'a jamais caché vouloir à tout prix prendre sa revanche et surtout discréditer ses opposants. Une tactique moralement peu reluisante mais efficace. N'avait il pas, jadis, propagé de nombreuses rumeurs contre Josiane Fischer, Cyrille Déchenoix, Lara Parrenin, Olivier Chazoul, autant de rivaux encombrants (et redevenus récemment ses alliés, pour certains). Le Parisien avait même titré il y a quelques années "le corbeau d'Asnières" pour désigner l'actuel maire suite à une affaire de tracts anonymes contre Josiane Fischer accusée de toucher des commissions occultes de promoteurs, faits qui n'ont jamais été prouvés. La Justice avait considéré qu'il s'agissait de rumeurs malveillantes lancées par l'UMP locale et des condamnations avaient été prononcées.

Deux noms reviennent : Béglé et Zemouri

Aujourd'hui redevenu maire, M.Aeschlimann dispose d'un atout précieux : le magazine municipal financé sur fonds publics, qui lui permet de véhiculer sa communication et mettre à mal, chaque mois, l'image de ses opposants à commencer par le député et ex-maire (PS) Sébastien Pietrasanta qui représente pour lui la principale menace électorale. Chaque numéro du magazine permet d'égratigner le bilan de l'ancienne équipe et valoriser l'action du maire actuel. Une stratégie qualifiée de "dérive" par de nombreux contribuables, furieux que l'UMP locale se serve de leurs impôts pour financer une propagande électoraliste.

Mais le maire d'Asnières ne peut se limiter au journal de la mairie. Il a besoin d'un relai médiatique soi-disant "neutre" pour donner du crédit à des polémiques qui souvent sont énormes et auraient du mal à être crues par l'opinion. C'est là qu'intervient le précieux réseau. Au POINT Jérome Béglé n'est autre que le directeur-adjoint de la rédaction, son comparse Aziz Zemouri ayant le titre de "journaliste". Ainsi, chaque attaque lancée par Manuel Aeschlimann est aussitôt relayée et amplifiée par ces journalistes dévoués.

Des disques durs au film "porno"..

Ainsi peu après le retour d'Aeschlimann aux affaires en avril 2014, ce dernier a voulu faire croire que son prédécesseur avait supprimé 6 ans de dossiers municipaux en sabotant les ordinateurs de la mairie. Le POINT a réalisé plusieurs articles à charge afin de crédibiliser cette version. Saisie, la Justice n'a donné aucune suite à cette drôle affaire. Comment croire une minute que l'ex-maire ait été en mesure d'effacer des dossiers contenus en réalité dans les services et non pas sur son portable personnel. Un témoin le rappelle : "les seuls dossiers effacés avaient été les fichiers personnels des élus, dans leurs ordinateurs portables, comme cela se pratique partout". Pas d'affaire donc ce qui explique l'absence de poursuites. Malgré tout M.Aeschlimann a pu s'appuyer sur ces précieux articles pour semer le doute dans l'esprit des électeurs asniérois. Idem dans l"affaire du faux "film porno" soit disant tourné dans la salle des mariages par l'ancienne équipe PS. L'affaire a été lancée en premier dans les médias par Le POINT qui n'a pas hésité à présenter sur son site internet une séquence video falsifiée (censée représenter le film soi-disant "X") afin de crédibiliser le mensonge ahurissant de Manuel Aeschlimann, aujourd'hui poursuivi en justice pour diffamation tout comme l'auteur de l'article, un certain... Jérome Béglé ! Comme le monde est petit.

On dénombre une dizaine d'affaires lancées par Aeschlimann contre son adversaire Pietrasanta, à chaque fois relayées par ce journal dans un timing parfaitement étudié. Le plus souvent, juste avant une élection ou pour faire contrefeu à une affaire réelle touchant Aeschliman. A chaque fois les faits sont démentis peu de temps après, mais les articles sont néanmoins diffusés massivement par les militants de l'UMP locale. Et restent sur internet, ce qui salit l'image des personnes victimes des calomnies.

Coulibaly appelé en renfort par Aeschlimann et Le Point

Le dernier cas remonte à la mi janvier. Ebranlé par la révélation de son alliance avec un groupuscule aux relents islamistes et au discours antisémite violent (lire notre article) Aeschlimann a répliqué en lançant un "scud": son prédécesseur en mairie aurait embauché un complice du terroriste Coulibaly ! (lire notre article) Une révélation choquante faite bien entendu par... le POINT ! Stupeur en ville : info ou intox ?

Selon Manuel Aeschlimann, un scandale réussi est un scandale qui doit toucher le plus grand nombre et être assez énorme pour ébranler l'opinion et laisser des traces durables. Quoi de mieux qu'appeler Coulibaly en renfort, ennemi public numéro 1, pour tenter de discréditer les élus locaux d'opposition (même si ces derniers n'ont jamais rien eu à voir avec le terroriste).

Finalement on apprenait peu après que cette embauche soi-disant scandaleuse avait eu lieu en réalité en 2010, soit 5 ans avant (!) que le jeune Mickaël ne rencontre Coulibaly et se convertisse. En 2010 Mickaël effectuait un petit job de réinsertion au service communal des déchets ménagers. Hélas pour Aeschlimann, dans la foulée, on apprenait aussi (grâce à l'EXPRESS cette fois) que lui-même avait engagé à son propre service un petit délinquant condamné dans la même affaire de stupéfiants que le fameux Mickaël. Pire, la jeune recrue du maire (engagée comme "homme à tout faire" au service de l'actuelle édile UMP) était interdit d'une partie du territoire français. Et voilà Aeschlimann empêtré dans une affaire bien plus compromettante. L'arroseur arrosé en quelques sortes. Un second article du POINT, tentant désespérément de porter secours au maire en perdition, en relançant la ridicule "affaire Mickaël", n'y changea rien.

Des sanctions possibles contre des "journalistes" véreux ?

Si on ne peut pas interdire des amitiés entre un élu et des journalistes, des convictions partagées voire même des intérêts communs, la diffamation et la calomnie sont en revanche répréhensibles par la loi. Par exemple présenter abusivement un film comme un "film porno" dans le but de nuire à la réputation de ses auteurs, constitue une diffamation manifeste et le coupable risque une forte amende (12 000 euros si la diffamation concerne un particulier). Dans le cas du faux film porno, le maire Aeschlimann mais aussi la rédaction du Point sont poursuivis en justice.

Même dans les cas où les faits ne sont pas punissables par la loi, la déontologie professionnelle est en cause. La complicité entre des journalistes et un élu se servant de leur appui pour diffuser des rumeurs malveillantes est de nature à compromettre leur réputation et leur crédibilité. Il faut dire que dans le cas des journalistes du POINT cette crédibilité a déjà souvent été remise en question. Ainsi le dénommé Zemouri avait été impliqué dans une peu reluisante affaire de plagiat, comme le soulignait Rue 89 et Arrêts sur Images.

UNE INTOX A LA LOUPE :
Un cas de bidonnage exemplaire
L'article du 12 février du Point est un cas d'école, qui suscite d'ores et déjà l'indignation de nombreux journalistes. Alors que "l'affaire Mickael" (1) avait fait pssshiiit tant était tirée par les cheveux la version de M.Aeschlimann et du Point, le dévoué Zemouri a tenté de faire ressortir l'affaire par un nouvel article. En effet, quelques jours plus tôt, en séance du conseil municipal, le maire - rudement mis en cause dans le scandale du MCI - avait clairement menacé de réactiver l'affaire si l'opposition persistait à réclamer la démission de ses alliés antisémites. Menace rapidement mise à exécution par le POINT. Mais pour muscler un peu l'article, Zemouri n'a pas hésité à titrer "Asnières : le maire voulait embaucher un complice de Coulibaly !" pour mieux faire passer l'ex-maire Pietrasanta comme un partisan du terrorisme. Afin de faire mieux passer son message encore, le "journaliste" met en exergue cette phrase :
"Pietrasanta le rapporteur de la loi sur le terrorisme avait bien rédigé un courrier pour la justice en faveur de Michaël A., un complice de Amedy Coulibaly. "
Le lecteur peu instruit des faits, peut légitimement penser que Pietrasanta a pris fait et cause pour un complice de Coulibaly, ce qui serait choquant. Sauf qu'en réalité, il s'agit juste d'une manipulation. Car Pietrasanta n'a fait que donner son accord à l'embauche du jeune en réinsertion 5 ans avant les faits. Aucun courrier n'a jamais été écrit pour protéger un terroristes des foudres de la justice. En mélangeant les époques, le "journaliste" Zemouri - peu réputé pour sa déontologie il est vrai - induit son lecteur en erreur. Dans ce cas la volonté de tromper apparaît manifeste et pourrait valoir quelques remontrances à ce professionnel qui s'est probablement trompé de carrière.
(1) Mickaël A. un jeune Asniérois embauché en mairie d'Asnières en 2010 pour quelques mois, au service des déchets dans le cadre de sa réinsertion, qui serait devenu complice du terroriste Coulibaly 5 ans plus tard... scandale lancé par Aeschlimann dans le but de démontrer que son prédécesseur recrutait des terrroristes (!)
Une présentation habile des faits qui induit le lecteur en erreur

Une présentation habile des faits qui induit le lecteur en erreur

Le Député PS d'Asnières (rival du maire UMP actuel) cible du Point ?

Le Député PS d'Asnières (rival du maire UMP actuel) cible du Point ?

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