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Manuel Aeschlimann jugé pour diffamation

A nouveau devant un tribunal ! Le maire d'Asnières Manuel Aeschlimann (UMP - LR) et son adjoint chargé de la sécurité Alexandre Brugère ont comparu comme prévenus devant la 17eme Chambre du Tribunal Correctionnel de Paris, accusés d'avoir diffamé l'ancien maire et actuel député d'Asnières Sébastien Pietrasanta, dans l'affaire farfelue dite du "faux porno de la mairie". Les deux hommes avaient en effet soutenu, à l'occasion du conseil municipal du 27 juin 2014 et les jours suivants, qu'un film X avait été tourné à l'Hôtel de Ville sous la mandature de Pietrasanta, rumeur relayée également par le journal Le Point (dont le directeur de publication comparaissait également).

Quelques jours plus tard de nombreux médias avaient démenti ces accusations fracassantes et plutôt étonnantes, le court-métrage incriminé (tourné par une association asniéroise) ne comportant en réalité aucune scène pornographique. Pire, une fausse vidéo avait été présentée par M.Aeschlimann pour appuyer ses affirmations. MM.Aeschlimann et Brugère étaient donc jugés pour ces faits.

Games of Thrones : du "porno soft" pour Aeschlimann.

Les débats ont porté sur la définition des termes "porno" et "porno soft", Manuel Aeschlimann s'attirant l'hilarité de la salle en prétendant que la série Games of Thrones était un programme "porno soft". Un autre moment cruel pour le maire a été la projection d'une publicité pour la viande Charal, tournée sous sa mandature, mettant en scène un mariage entre des morceaux de viande dans la salle des mariages de l'Hôtel de Ville d'Asnières. M.Aeschlimann a paru déstabilisé, reconnaissant que cette publicité n'était pas "de bon goût".

En difficulté, Manuel Aeschlimann n'a pas non plus réussi à convaincre l'auditoire lorsqu'il a suggéré que M.Pietrasanta avait participé lui-même à la réalisation du court-métrage, tous les témoins infirmant ses propos.

A l'issue des débats, le procureur a donné raison à la partie civile, retenant la diffamation publique, pointant "l'atteinte à la réputation" de l'ancien maire et rejetant la circonstance atténuante de la bonne foi pour MM.Aeschlimann et Brugère ainsi que le journal Le Point. La présidente du tribunal a mis le jugement en délibéré et rendra sa décision le 15 mars.

Rappelons qu'un autre adjoint de M.Aeschlimann avait déjà été condamné, l'an dernier, dans une autre affaire celle des soi-disant "disques durs volés".

(Dans l'attente du jugement, tous les prévenus bénéficient évidemment de la présomption d'innocence)

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