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Depuis plusieurs semaines, le site peu actif de Marie-Dominique Aeschlimann affiche un article sur un « amendement scélérat » voté contre le droit des enfants handicapés à l’école.

 http://www.mdaeschlimann.com/2013/03/scolarisation-des-enfants-handicapes-lamendement-scelerat-vote-par-les-deputes-ps/

 

Dans cet article, Marie-Dominique Aeschlimann y affirme :

« Dans son appréciation, on est curieux de savoir s’il (Sébastien Pietrasanta NDLR) comptait l’amendement scélérat voté par les députés PS, portant gravement atteinte à l’égalité des chances en ce qui concerne  la scolarisation des enfants porteurs de handicap.

L’amendement 274 prévoit en effet de permettre à la communauté éducative de saisir la Maison Départementale des Personnes Handicapées pour toute décision d’aménagement du temps de scolarisation (comprendre la diminution du nombre d’heures d’accompagnement scolaire) et/ou d’orientation (entendre du milieu ordinaire vers le milieu spécialisé). Disons-le, il permettrait d’exclure l’enfant handicapé du milieu scolaire ordinaire…

Et puisque les députés socialistes l’ont ainsi souhaité, on imagine que ce sera possible à l’égard des enfants handicapés scolarisés à Asnières sur Seine ».

 

A l’approche des élections, il est tentant pour certains de dévoiler des informations erronées. Mais qu’en est-il réellement ? Nous avons contacté Sébastien Pietrasanta député-maire d'Asnières, pour avoir une explication à ce propos.

Voici un extrait d’un courrier qu’il a adressé à un habitant de la circonscription.

 

« L’amendement n°274 ouvre la possibilité à l’équipe éducative, responsable de l’enfant en situation de handicap, de saisir en cours d’année, et en accord avec les parents, la MDPH pour demander une révision de l’orientation et/ou des notifications concernant son accompagnement scolaire.

  Il ne s’agit en aucun cas d’exclure du système éducatif ou de réduire les aides au détriment des enfants en situation de handicap, mais bien au contraire d’adapter l’accompagnement et le soutien au regard de l’évolution des capacités de l’enfant et de son autonomie. Dans certains cas, la présence d’un AVSI ne favorise pas l’accès à l’autonomie, dans d’autres cas, la présence d’un AVSI est indispensable. Cet amendement a donc simplement pour objectif de permettre à l’équipe éducative qui suit au quotidien l’élève en situation de handicap et qui connaît, dans le cadre de l’école, ses besoins et leur évolution, de saisir la MPDH. Le but est de mettre en place une approche plus qualitative et d’ajuster les réponses apportées aux élèves, y compris une éventuelle réévaluation à la hausse de ses besoins en aide humaine en cours d’année scolaire. La décision finale appartient toujours à la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). 

Néanmoins les inquiétudes qui se font jour sont compréhensibles. L’Assemblée nationale s’étant exprimée sur le projet de loi par un vote solennel ce mardi, la navette parlementaire va s’engager et permettra d’éventuelles modifications sur le projet de loi." 

 

 

Enfants handicapés: la réponse de S.Pietrasanta

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