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Alors que l’actualité judiciaire occupe le devant de la scène médiatique, les internautes aguerris ont pu lire un article sur le site  lepoint.fr concernant Sébastien Pietrasanta. Mis en ligne jeudi 18 avril à 19h39 pour être précis, cet article  relate une décision de justice relative à une association asniéroise (la Régie de quartier, gérée d'ailleurs à l'époque, il est cocasse de le souligner, par un proche de l'UMP locale). Le fond de l'affaire tient en une faute dans la rédaction du cahier des charges d'un appel d'offres concernant les personnes chargées de faire traverser les enfants aux sorties d'écoles. La bonne foi du maire S.Pietrasanta ayant été reconnue par la Justice, aucune suite judiciaire n'a été donnée exceptée une lettre envoyée au maire d'Asnières par le substitut du Procureur,  appelée "rappel à la loi" dans l'article du Point. Mais l’internaute aguerri percevra plusieurs éléments troublants dans cet article.


Un article de presse ou un tract politique ?

 

La première chose qui frappe à la lecture de ce papier est son style même. Loin des canons du journalisme, les écrivains adoptent un ton assez inhabituel dans ce type d’exercice laissant planer une certaine vision politique. Les journalistes semblent, de plus, bien complaisant vis-à-vis de Manuel Aeschlimann pourtant inéligible au moment où vous lisez ces lignes.

 

Rappel à la loi ? 

 

Le second élément surprenant est bien sûr la disproportion entre les faits et les conséquences  judiciaires. Le simple rappel à la loi pointe un problème dans la gestion de la structure mais reconnaît par la même l’importance minime de l’infraction. On ne peut qu’être surpris de la différence  entre le ton de l’article et la conséquence judiciaire. De plus, à la lecture de blog de Sébastien Pietrasanta (spietrasanta.fr nous pouvons lire 

"Il ne s’agit pas d’un rappel à la loi au sens strict du terme, puisque je n’ai pas été convoqué lors d’un entretien solennel comme la loi le spécifie. En effet, selon l’article 41-1 du code de procédure pénale, « un rappel à la loi se fait dans le cadre d’un entretien solennel pour lequel le mis en cause est convoqué " 
  

Disproportion 

 

Cette disproportion des auteurs dans la description de l’actualité est une habitude du genre pour les deux journalistes Jean-Michel Decugis et Aziz Zemouri. Une simple recherche sur google permet de découvrir que ces deux écrivains ont pu pratiquer du plagiat (pour Jean-Michel Decugis: http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/10/04/2249274_accuse-de-bidonnage-un-journaliste-du-point-veut-attaquer-un-certain-nombre-de-medias.html et pour Aziz Zemouri: http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=14335

Un rapide tour sur les réseaux sociaux permet de découvrir que leur méthodologie semble contestable et contestée.

 

Une gestion étrange des commentaires

 

Face à cette pratique et aux soucis relevés sur l’article, il nous semblait normal d’intervenir et de poster un "commentaire". Le site internet du point modère les commentaires, il décide donc d’accepter ou non, voire de modifier à la marge les contributions des internautes. Alors que notre commentaire à été envoyé une heure après la mise en ligne de l’article, force est de constater que le modérateur du site internet ne laisse passer que les commentaires que l’on peut classer à droite.

Nous ne cherchons pas ici à donner des leçons en journalisme mais la sortie de cet article politique interroge légitimement l’internaute aguerri.

Le vendredi 19 avril 2013 est sorti un ouvrage "92 Connection, les Hauts de Seine, laboratoire de la corruption" dont un chapitre entier porte sur la gestion d’Asnières par Manuel Aeschlimann

 Alors que l’information sur la Régie de quartier était connue depuis le 20 mars, pourquoi cette information est-elle sortie à la veille de la parution d’un ouvrage accablant sur la gestion de la ville par l’ancien maire?


Une depêche AFP plus mesurée  nous laisse, hélas, penser qu’il pourrait s’agir d’une commande politique, usage qui semble-t-il est assez courant dans le monde politique. 

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